Hommage à celui qui a fait mon terroir et qui me cachait les cocos…

Depuis aussi loin que je me souviens à Pâques, mon Chrichri tu m’as caché des oeufs.
Wish you were here :

Cette année et le mois de février 2014 seront marqués par deux événements : Je suis tonton à nouveau du petit Léonard (merci fréro) et mon oncle Christian nous a quitté.

J’ai la lourde tâche d’essayer de poursuivre l’héritage de ce grand personnage. Sans lui je n’aimerais surement pas autant la bouffe, le vin, le champagne et surtout les gens. Grégory et moi nous n’aurions peut-être jamais inventé Cellier Domesticus. L’amour d’une bouteille bien conservé et le moment qui l’accompagne ne seraient surement pas les mêmes. Voici un petit hommage posthume à l’homme d’une richesse d’une grande rareté et de quelqu’un d’un cru exceptionnel qui vieillissait très bien.
Deux conseils que je n’oublierai jamais :
« Ne jamais sacrifier le pratique pour l’esthétique »
« Attention malheureux, tu peux casser la flute en cristal, mais ne perds pas une goutte du précieux liquide… »
Cet épicurien champenois d’origine paysanne avait adopté la Lozère et les racines de notre famille.
Lui qui savait ponctuer une phrase par un ‘oh la vache’ avait en fait une culture générale et une curiosité hors du commun.
En effet sous cette grivoiserie, il était extrêmement connaissant de bien des cultures. C’est une des rares personnes athées qui avait pourtant lu le coran, il détestait le manque de jugement autant les ‘curetons’ de villages que les extrémistes barbus. Autant il pouvait être critique des égoïstes capitalistes, autant il était admiratif de peuples avec une force de caractère. Comme sa passion de retraité pour le peuple mongole, on fait de lui un des rares interprètes Mongole-Francais. Son étude minutieuse da la lignée Boulbès qu’il avait marié était touchante, car son travaille de ma généalogie est inestimable. Il était capable de nommer mes descendants précisément sur plusieurs siècles ainsi que leur occupations, mariages ou enfants, le tout avec autant d’anecdotes et d’humour que possible. De lui je tiens également mon incartade dans le monde de l’enseignement et cette passion de transmettre un savoir ou une connaissance en captant son auditoire. 
Lorsqu’on était enfant il aimait nous bricoler un espace de lecture, pour pouvoir lire une bonne BD qu’il savait suggérer.
Plus tard on savait qu’on trouverait le Canard ou le Charlie Hebdo à coté du trône.
Il pouvait bricoler un instrument de musique médiéval et siffler une partition baroque à la première lecture. 
Il pouvait pousser la chansonnette avec mon grand père en fin de repas avec les fameux ‘gendarmes à pied’. Maintenant que je vois l’original, je trouve que mon grand père et lui avait tout un jeu d’acteur.

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Il aimait transmettre l’émerveillement pour les choses anciennes et le respect de ce qui est authentique.
La gauloise au bec, le béret vissé sur la tête il est mon mentor de ce que la culture française a d’admirable. Sans fioritures esthétiques en accord avec ses principes, il avait une grande élégance d’esprit.
Il a construit en grande partie mon patrimoine et ce que j’identifie comme mon terroir humain. Mes racines et mes origines paternelles sont encrées dans la Lozère en grande partie grâce à lui. 
Pour lui le champagne n’est pas une boisson de riche, réservée à l’élite. Au contraire le simple fait d’être en famille ensemble était une bonne occasion d’aller chercher une ‘petite roteuse au frais’. Son petit coin de paradis Baldassé au bout d’une longue route sinueuse qu’une seule voiture peut emprunter il aimer le faire découvrir.
Comment oublier, lorsqu’on avait décidé de fermer le pont de Baldassé petit hameau perdu dans le département pour y prendre l’apéro.
En effet ce n’était pas pour réparer la route, mais pour y installer un coin apéro avec 5 chaises une table et une glacière transportant la bouteille de champ’, le saucisson et la baguette brisée en deux.
Biensûr Léon Feybesse grand ami de Chrichri, nous accueillait avec un large sourire, lui qui entretenant les maisons du village, son jardin et ses truites seul.
Ces deux personnages ensemble on comprenait la connivence, les valeurs et les époques traversées.
Toi Chrichri qui a fait de nous les épicurieux que nous sommes mon frère et moi, j’espère que tu as retrouvé ton ami Léon et que vous prenez un coup au milieu du pont qui mène au paradis…

Courriel de Christian à la famille pour son ami Léon :

Notre célèbre ami Léon Feybesse est né à Baldassé le 29 février 1928. Il aura 80 ans à la fin de ce mois. Comme 1928, 2008 est une année bissextile.
Quand il était petit, toutes les cheminées fumaient à Baldassé. L’école comptait beaucoup de gamins ; certains venaient par les travers depuis Cougoussac, sur le plateau, en sabots ; ceux-là apportaient leur repas : du pain, du lard et du fromage.
Envoyons-lui tous une carte pour son anniversaire. Dans sa cuisine, les cartes postales sont précieusement punaisées sur le mur à gauche en entrant. Il y en a de partout.
Le vendredi 29 février, je serai chez lui avec une bouteille.

By Franck Boulbès, #winelover and #wine #cellar expert
CEO of Cellier Domesticus
https://ca.linkedin.com/in/franckboulbes
www.cellierdomesticus.ca
This post is my individual opinion and does not necessarily represent Cellier Domesticus and I am not being paid by any other company to promote any products in my posts.

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