Payer 100 000$ pour un faux Yquem et rien ne prouve qu’il est resté dans des conditions de conservation adéquates !

L’industrie du vin fait face à un problème récurrent et de plus en plus important : la contrefaçon de grands crus.

En décembre dernier commençait un des procès les plus attendu, celui de Rudy Kurniawan, un indonésien mondialement reconnu comme un collectionneur et marchant de vin.

Il est accusé d’avoir contrefait et revendu des grands crus français (Romanée-Conti et Petrus entre autres) à travers le monde pour des sommes dépassant le million de dollars. Son commerce illicite fut confirmé par Laurent Ponsot, producteur Bourguignon, lorsqu’il découvrit des millésimes antérieurs au début de l’appellation en 1982 de son Grand Cru! http://bit.ly/1mD7OWt http://bit.ly/1jByoM1
Dans un secteur qui génère depuis une vingtaine d’années des sommes colossales, on estime désormais que les faux vins représenteraient 20% du commerce international, pour la plupart fabriqués en Chine.
Pour se rendre compte de l’étendue des dégâts, les derniers chiffres dévoilés estiment que 50% des vins Château Lafite vendus en Chine seraient faux. http://bit.ly/1mBLKM4
Le cas du collectionneur LeCraw contre AWC pour une bouteille d’Yquem 1787, met en lumière la difficulté d’imputer au revendeur l’authentification d’une bouteille.
Pour l’instant, c’est le Maître de Chai, le propriétaire ou le cellier du Château qui peuvent fournir des éléments de réponses. En dehors de ces rares personnes avec une partie de réponse pour authentifier un bouchon ou une bouteille, aucune garantie n’est donnée sur les conditions de conservation.
De plus, l’autre problème est que des revendeurs se retrouvent approvisionnés en vin de contrefaçons à leur insu, les revendant par la suite.
En cas de découverte de fausses bouteilles, il devient difficile lors d’un procès de prouver qu’ils étaient au courant. Faute de preuves et d’outils dans l’industrie de traçabilité, le client devient seul responsable et en paye le prix fort!
Les grands producteurs prennent donc le problème très au sérieux, pour ne pas que la notoriété du vin en sorte entachée, en utilisant désormais des technologies d’authentification et de traçabilité.
C’est ainsi que les QR code ont fait leur apparition sur les étiquettes, en plus des marqueurs de sécurité de la société Chrométiq, et, depuis peu, des codes à bulle (produits notamment par l’entreprise Prooftag), dans le but d’assurer à l’acheteur une sécurité maximale et une authenticité de son achat.
Cependant, les faussaires trouvent désormais de nouvelles méthodes pour contourner la sécurité, dernièrement en perçant au laser le fond des bouteilles pour y vider le contenu et réintroduire du vin de mauvaise qualité.

La méthode la plus sûre est encore de pouvoir faire vérifier le contenu, afin d’attester avec certitude que le vin provient, de part sa composition et ses conditions de garde de tel ou tel château.
Même si le combat s’annonce long, les producteurs espèrent ralentir le phénomène, jusqu’à l’éradiquer, Laurent Ponsot le premier, désirant « sortir la Bourgogne des  vins contrefaits ».

Chez Cellier Domesticus, nous voulons offrir une authentique « chaîne du frais ». En  reproduisant la cave du château à Bordeaux dans n’importe quel cellier du monde, on permet à l’amateur de garantir les conditions de conservation du producteur jusqu’au verre. On réclame bien une telle traçabilité pour son morceau de viande, de l’éleveur au supermarché!


Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s