Robert Parker arrête la notation, mais blâme en partant l’élitisme des Bordeaux…


Après la bombe de Mr Robert Parker de ne plus faire la notation des Bordeaux, il poursuit avec une sortie contre ces mêmes vins, auxquels il reproche d’être trop chers et élitistes.

Lui qui est pourtant venu au monde du vin grâce à Bordeaux et son millésime 1982, on pourrait se demander pourquoi tant d’amertume! On sait qu’il aime le rond le généreux, ce petit goût pincé n’est pas à son palais.
C’est vrai qu’il est pourtant accessible le grand gourou de la notation du vin et son système se voulait un outil pragmatique pour populariser le vin et son plaisir. 
Sa sortie de la notation des Bordeaux avant sa critique prouve qu’il voulait être libre de dire ce qu’il pense sans être taxé d’être intéressé ou d’influencer le marché. On ne peut qu’approuver son éthique. Il va même jusqu’à décourager d’acheter le vin comme un investissement.

Mais qu’il le veuille ou non il est le créateur de l’outil de spéculation et le Wine Advocate influencent le vin comme les agences de cotation influence le marché boursier.


Il a également raison quand il prédit des marchés asiatiques d’être de plus en plus éduqués. Mais cela n’enlève en rien au potentiel de croissance de la demande élitiste des Grands Crus. Il a peut être raison sur l’oubli français que  » le vin est un produit culturel » . Mais l’héritage culturel de la France est justement indissociable du pays, même si ses habitants peuvent parfois l’oublier. Le vin reste une histoire de traditions, de terroirs, le classement 1855 et la note du Wine Advocate vont faire son prix. Il est en droit d’en vouloir à la suffisance de certaines de ces grandes maisons Bordelaises, mais il est difficile de croire qu’ils ne vont pas continuer à renforcer leur position sur le marché des riches. D’ailleurs l’acquisition de Châteaux à Bordeaux par de riches asiatiques pour revendre les bouteilles directement en Asie à gros prix, contribue à l’inflation. C’est un mouvement extérieur aux Français.  Le Wine Advocate est lui aussi passé à des investisseurs asiatiques, d’ailleurs! Ce n’est donc pas du snobisme, mais la mondialisation la grande cause. Il serait difficile de croire que dans le vin les très riches ne vont pas continuer à être plus nombreux et à posséder de plus en plus. Si la demande augmente mais que l’offre pour cette élite ne suit pas, il arrivera ce qui est arrivé avec les derniers millésimes, le prix continue augmente avec la rareté pas la qualité.

  Enfin la dernière ironie du succès planétaire de Mr Parker est d’avoir annoncé il y a dix ans que les bouchons de lièges allaient disparaitre. Pourtant aujourd’hui il est l’ambassadeur du très intelligent produit Coravin, une belle innovation pour déguster un verre sans déboucher la bouteille. Un produit que la presse française de façon flatteuse avait mis dans les 4 innovations du futur du vin aux cotés de Cellier Domesticus. Sauf qu’il faut que la bouteille soit avec un bouchon en liège! Preuve qu’il est difficile de prédire des tendances. En effet le jugement imparable à la dégustation de Parker ne peut en faire un gourou de toutes les tendances du vin. Rendons à César ce qui est à César et à Mr Parker d’essayer d’avertir Bordeaux des dangers des excès, le vin est toujours meilleur avec modération!
 
Franck Boulbès CEO of Cellier Domesticus
Empowering #winelovers with better wines & less energy!

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Payer 100 000$ pour un faux Yquem et rien ne prouve qu’il est resté dans des conditions de conservation adéquates !

L’industrie du vin fait face à un problème récurrent et de plus en plus important : la contrefaçon de grands crus.

En décembre dernier commençait un des procès les plus attendu, celui de Rudy Kurniawan, un indonésien mondialement reconnu comme un collectionneur et marchant de vin.

Il est accusé d’avoir contrefait et revendu des grands crus français (Romanée-Conti et Petrus entre autres) à travers le monde pour des sommes dépassant le million de dollars. Son commerce illicite fut confirmé par Laurent Ponsot, producteur Bourguignon, lorsqu’il découvrit des millésimes antérieurs au début de l’appellation en 1982 de son Grand Cru! http://bit.ly/1mD7OWt http://bit.ly/1jByoM1
Dans un secteur qui génère depuis une vingtaine d’années des sommes colossales, on estime désormais que les faux vins représenteraient 20% du commerce international, pour la plupart fabriqués en Chine.
Pour se rendre compte de l’étendue des dégâts, les derniers chiffres dévoilés estiment que 50% des vins Château Lafite vendus en Chine seraient faux. http://bit.ly/1mBLKM4
Le cas du collectionneur LeCraw contre AWC pour une bouteille d’Yquem 1787, met en lumière la difficulté d’imputer au revendeur l’authentification d’une bouteille.
Pour l’instant, c’est le Maître de Chai, le propriétaire ou le cellier du Château qui peuvent fournir des éléments de réponses. En dehors de ces rares personnes avec une partie de réponse pour authentifier un bouchon ou une bouteille, aucune garantie n’est donnée sur les conditions de conservation.
De plus, l’autre problème est que des revendeurs se retrouvent approvisionnés en vin de contrefaçons à leur insu, les revendant par la suite.
En cas de découverte de fausses bouteilles, il devient difficile lors d’un procès de prouver qu’ils étaient au courant. Faute de preuves et d’outils dans l’industrie de traçabilité, le client devient seul responsable et en paye le prix fort!
Les grands producteurs prennent donc le problème très au sérieux, pour ne pas que la notoriété du vin en sorte entachée, en utilisant désormais des technologies d’authentification et de traçabilité.
C’est ainsi que les QR code ont fait leur apparition sur les étiquettes, en plus des marqueurs de sécurité de la société Chrométiq, et, depuis peu, des codes à bulle (produits notamment par l’entreprise Prooftag), dans le but d’assurer à l’acheteur une sécurité maximale et une authenticité de son achat.
Cependant, les faussaires trouvent désormais de nouvelles méthodes pour contourner la sécurité, dernièrement en perçant au laser le fond des bouteilles pour y vider le contenu et réintroduire du vin de mauvaise qualité.

La méthode la plus sûre est encore de pouvoir faire vérifier le contenu, afin d’attester avec certitude que le vin provient, de part sa composition et ses conditions de garde de tel ou tel château.
Même si le combat s’annonce long, les producteurs espèrent ralentir le phénomène, jusqu’à l’éradiquer, Laurent Ponsot le premier, désirant « sortir la Bourgogne des  vins contrefaits ».

Chez Cellier Domesticus, nous voulons offrir une authentique « chaîne du frais ». En  reproduisant la cave du château à Bordeaux dans n’importe quel cellier du monde, on permet à l’amateur de garantir les conditions de conservation du producteur jusqu’au verre. On réclame bien une telle traçabilité pour son morceau de viande, de l’éleveur au supermarché!